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 ALIZÉE ♚ Bitch please !

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TRASH QUEEN
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Voir le profil de l'utilisateur http://cbrpourlesmp.forumactif.org/ http://coralbayresort.forumactif.org/

J'SUIS SEXY COMME : Kylie *hot* Jenner
JE DOIS MA JOLIE BOUILLE À : angel dust.
ET MOI C'EST : long way home, ou Mat' pour les intimes.
DISCUSSIONS ENTAMÉES : 229
COQUILLAGES : 204
JE SUIS LÀ DEPUIS LE : 03/12/2014
ÂGE : 21
PHOTO SOUVENIR :




MessageSujet: ALIZÉE ♚ Bitch please !   Jeu 19 Fév - 21:10



Alizée Clémence Delmas
- Feat Kylie Jenner -
Nom de famille: Delmas, comme celui de papa. J'me demande bien ce qu'ils font en ce moment d'ailleurs, ma famille... Ils m'ont tellement saoulée, tous, avec leur morale à deux balles. Ils sont mal placés pour me dire comment vivre ma vie, mon père se tape sa secrétaire depuis des années, et ma mère fait semblant de ne rien voir, ça me dégoûte. Ma soeur, elle, est à fond dans son couple trop "parfait" et sa vie trop "parfaite", elle aussi me gonfle.
Prénom: Alizée, autant dire qu'on m'a chanté "Moi, lolita" toute ma vie... Au moins ici, j'ai espoir que les australiens ne la connaisse pas et que je puisse pour une fois, porter mon prénom avec fierté. M'enfin, au cas où vous vous posiez la question, moi aussi j'ai la peau douce dans mon bain de mousse.
Date de naissance: 17/01/1996, j'ai donc 19 ans depuis un mois. Ca fait du bien de vieillir, j'me sens bien plus femme... C'est sûrement plus dû à mon voyage qu'à mon anniversaire, mais le résultat est le même.
Lieu de naissance: Paris, la Ville Lumière, en France. La Seine, l'architecture, la culture, on pourrait croire que c'est suffisant pourtant.
Nationalité: Française, liberté, égalité, fraternité. J'suis fière d'être française, encore plus depuis Charlie Hebdo et ce sentiment d'une France unie dans la douleur, blessée mais forte.
Origines: Mon père est français, ma mère aussi, mais elle a des origines siciliennes, je vous laisse donc imaginer les repas du dimanche.
Profession/Etudes: J'ai eu mon bac l'an dernier, bac Littéraire, mention Bien. Mais bon, même si j'aime bien les langues, j'ai jamais été très adepte des journées le cul posé sur une chaise à écouter des vieux machins blablater, moi j'ai envie de faire ma vie comme ça me chante. Du coup j'ai envoyé chier tout mon monde et j'suis partie en Australie.
Orientation sexuelle: J'aime les mecs, les vrais ! Musclés, sexy, bronzé, des mâles quoi.
Situation Amoureuse: Les choses qui fâchent... J'suis célibataire ok ? J'ai pas trouvé chaussure à mon pied, j'suis exigeante moi messieurs, je sors pas avec n'importe qui, faut me mériter attends...

Au resort, je suis  ?   Résident   Employé Vacancier   Backpacker

I. Les QuestionsII. Les Ragots

Depuis combien de temps êtes vous au CBR ? Depuis deux semaines, Juergen m'a prise en autostop de Brisbane, il remontait la côte jusqu'au CBR alors je l'ai suivi, bien m'en a pris, je peux peaufiner mon bronzage tranquillement.

Pourquoi avoir choisir le CBR ? Pour être honnête, je ne l'ai pas vraiment choisi, j'ai juste fait signe au bagagiste de vider le coffre du van pour amener mes sacs Hermès jusqu'à mon bungalow. Au final, pas mal, il a du goût l'allemand !  

A quoi ressemble vos journées ? Je me pavane entre la piscine et la plage, lunettes sur le nez et un bon bouquin. Farniente, j'ai pas du tout envie de chercher du travail pour le moment, puis de toute façon, j'ai de quoi de voir venir alors pourquoi se priver ?

T'en penses quoi, toi, des gens qui vivent ici à l'année, cools ou coincés ? Est-ce que tu te verrais toi aussi emménager ici pour de bon ? Sérieux, j'me verrais grave ici, y'a tout ce qu'il faut, le soleil, des beaux gosses, des serviteurs, enfin, les employés quoi... Le paradis. La vie ici, c'est le pied, moi j'attends juste qu'on me donne les clés !

Ça te dérange pas que les employés nettoient derrière vous les restes de vos soirées, ou bien rangent vos affaires qui traînent ? Ils sont à l'écoute de vos moindres désirs mais toi tu t'imaginerais faire ça ?Euh ? Tu m'as bien regardé ? Gâcher ma manucure en bossant comme un con dans un espèce d'uniforme ridicule ? J'crois pas non. Mais bon, je comprends hein, ils ont besoin d'argent ces gens-là, dommage que ce soit des boulots ingrats, mais bon, il en faut, puis, ils avaient qu'à faire des études de toute façon.

Les autres vacanciers & backpackers, tu les trouves comment ? Ça t'amuse leurs fêtes, feux de camp, ou bien ça t'insupportes le bordel ? J'les kiffe, bon, y'en a qui sont un peu dégueu sur les bords, mais sinon, j'aime bien, ils se prennent pas la tête, ils font ce qu'ils ont envie, ils sont libres, c'est un peu ce que je suis venue chercher ici moi aussi, même si bon, clairement, vivre dans une tente toute l'année, non merci.

Que t'inspire la famille Da Silva, les propriétaires du CBR ? Le seul que j'ai vu, ou du moins qui a retenu mon attention, c'est le fils, là, Rafael. Une gueule, des pecs bien dessinés, moi je les trouve au top du top les brasileros, sexy à souhait, j'veux bien payer en nature, y'a pas de souci.
Code:
<pris>Kylie Jenner</pris> ❀ Alizée Delmas


Il paraît que derrière Alizée se cache quelqu'un d'autre en réalité...
Sinon moi c'est long way home et j'ai 24 ans. Je viens de France - pour l'instant - mais bientôt, j'irai poser mes fesses au CBR moi aussi !   . J'ai croisé la route de CBR grâce à Kré et nos envies d'Australie. J'y joue d'ailleurs un personnage inventé. Un dernier petit mot ? Bitch please...
©️ Coral Bay Resort




Dernière édition par Alizée Delmas le Sam 21 Fév - 18:19, édité 4 fois
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TRASH QUEEN
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J'SUIS SEXY COMME : Kylie *hot* Jenner
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MessageSujet: Re: ALIZÉE ♚ Bitch please !   Jeu 19 Fév - 21:19


Even when I'm wrong, I'm right.

PARIS, un jour comme un autre.

« Alizée, nous passons à table, lâche ton téléphone. » La brune, avachie dans le canapé du salon, n’arqua même pas un sourcil et fit semblant de ne rien entendre. Occupée à tapoter sur son clavier à la vitesse de la lumière, les messages fusaient presque plus vite que la musique. Parfois, on distinguait un petit rictus au coin de ses lèvres tandis qu’elle lisait les textos de ses copines. « Alizée ! » Encore une fois, aucune réaction. Après quelques secondes à la scruter, sa mère s’avança d’un pas décidé vers le salon et lui arracha son iPhone des mains. « Putain !!!!! » Il fallait en arriver là pour qu’elle daigne se rappeler de leur existence et qu’elle instaure un dialogue avec le monde qui l’entourait, et quel dialogue qui plus est. « Ça fait trois fois que je t’appelle, stop maintenant. A table je t’ai dit. » La jeune fille n’avait rien à faire de ce que sa mère avait bien pu concocter, ce qu’elle voulait plus que tout, c’était récupéré son téléphone et connaitre la fin de l’histoire de l’humiliation de cette greluche de Charlotte dans les toilettes du lycée. « Rends-le-moi. » Sa mère ne céda pas, et Alizée refusait qu’on lui ôte ce qui abritait sa « vie » comme elle disait si bien. Devant la fermeté de sa mère, et le soutien de son père, la brune fit exploser sa colère et remonta quatre à quatre les escaliers jusqu’à sa chambre, claquant la porte bruyamment après leur avoir balancé un « Vous me faites tous chier ! » des plus classes. La routine en fait.

PARIS, résultats du Bac.

Les cris résonnaient dans toute la rue, les néo-bacheliers avaient tous le cœur à la fête, Alizée la première. « Camille, ramène-toi, j’ai une idée ! » Après trois minutes de gloussements, d’excitation, d’agitation de mains et de petits sauts de joie, l’alerte était donnée, la soirée aurait lieu chez elle, alcool à gogo afin de finir l’année de la plus belle des manières. A peine arrivée à la maison, Camille dans son sillage, la demoiselle fonça au sous-sol chercher les bonnes vieilles bouteilles paternels, et commande le traiteur. « Oui, sur le compte de Monsieur Delmas, tout à fait. Pour environ… 100 personnes ? Parfait, merci. Ce soir, 20h, même menu que d’habitude. Parfait, à tout à l’heure. » La carte de crédit de papa n’en verrait que du feu, et elle allait pouvoir organiser l’évènement de l’année. Sa mère était à un gala, son père au travail, comme toujours, et sa sœur passait la soirée chez son mec, autant dire que la voie était libre. Quelques heures plus tard, elle enfila une robe moulante qui lui arrivait au-dessus du genou, maquilla ses yeux, ses lèvres, monta sur escarpins prête à lancer le début des hostilités quand elle remarqua le look de sa copine. « Nan mais Camille, est-ce que t’es sérieuse ? On dirait un sac à patate, déjà que t’es plate comme une planche, si en plus tu te sapes comme ma grand-mère… Qu’est-ce que je vais faire de toi sans déconner, puis alors ce collier… Vire-moi ça. » Elle n’eut le temps de dire un mot qu’Alizée lui arrachait déjà la chaine. « Mais c’était à ma… grand-mère… » Finit-il d’un souffle qu’Alizée n’écoutait déjà plus. Fouinant dans son dressing, elle lui balança une robe et lui ordonna de la mettre, et en vitesse. Camille aurait dû se rebeller, l’envoyer chier, mais elle s’exécuta, elle avait l’habitude, et dire non à Alizée annonçait un ouragan qu’elle n’avait pas le courage d’affronter de toute façon. Camille se dépêcha, mais ce n’était jamais assez bien pour la brune. « T’en as mis du temps, allez bouge ton gros cul ! » Très vite, les invités arrivaient par dizaines et la fête battait son plein. Tellement même que la Police débarqua pour tapage nocturne après plusieurs plaintes du voisinage. « Ils sont sérieux ces fils de chien ? » Alizée était furieuse, on lui ruinait sa soirée. « Dites leur d’aller se faire foutre, j’en ai rien à branler moi de ces enculés. » Elle allait leur fermer la porte au nez quand un des officiers de Police retint la porte. « Je serais vous, je ferais attention à mon langage, et à mes propos. Ce n’est pas un conseil que nous vous donnons, vous éteignez tout maintenant. Nous n’avons pas de temps à perdre. » La brune éclata de rire. « Du temps à perdre ? Vous êtes déjà en train de le perdre là en venant frapper chez moi, vous n’avez sérieusement pas d’autres chats à fouetter, je connais quelques endroits où vous feriez mieux d’aller faire un tour plutôt que de venir emmerder les gens comme moi. » Elle en avait trop dit, et voilà comment terminer une fête en une minute, et finir en garde à vue pour outrage à agents. Alizée, digne d’elle-même, au grand dam de ses parents. Quelques heures plus tard, son père débarqua au poste, las et fâché. « J’ai du faire des pieds et des mains pour qu’ils abandonnent les charges, est-ce que tu as perdu la tête ? Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour hériter d’une fille comme toi hein ? » Elle le fusilla du regard. « Justement, toi, tu fais pas grand-chose. » Il pila, au beau milieu de la route. « Répète !!! Répète pour voir ! » Des grands gestes de part et d’autres, des mots blessants, et puis le drame. « Arrête de me faire des leçons, c’est facile de faire la morale alors qu’on n’en a aucune, tu crois que j’suis pas au courant pour ta sale pute de secrétaire ? » BAM. Gifle dans la face, méritée, peut-être, mais elle lui avait enfin craché sa vérité à elle. Humiliée, elle sortit de la voiture comme une furie et appela Camille à la rescousse. Toutes deux assises sur le lit de sa meilleure amie, Alizée aperçut le petit koala en peluche de Cam’ posé sur son étagère au coin de la chambre. « Viens, on s’barre en Australie, y’a des visas, c’est rapide. Demain, on va à l’ambassade, et j’pense que dans 15 jours on peut être là-bas. Qu’est-ce qui nous retient ? T’as été refusé dans ton école, moi j’m’en branle des cours… » Un sourire illuminait son visage, elle avait trouvé la solution, quitter Paris et tous leur dire merde une bonne fois pour toute.

BRISBANE, troisième jour en Australie.

Voilà quelques jours que les deux parisiennes ont posé le pied en terre australienne. Si Camille avait pris soin d’en discuter avec sa famille, Alizée était montée dans l’avion sans se retourner ni même repenser à l’énorme dispute que l’annonce de son départ imminent avait causée la veille au soir. Avachi sur le lit de leur chambre d’hôtel à Brisbane, Alizée était plongée dans les dernières mises à jour de statut de ses potes et de ses célébrités préférées. Esquissant un petit rire satisfait, Camille leva la tête. « Pourquoi tu te marres. » Alizée arqua un sourcil et se releva toute fière d’elle. « Y’a un concert de ouf ce soir, j’nous ai chopés des tickets ! » Camille leva les yeux au Ciel, elle ne connaissait que trop bien les plans foireux de la brunette. « Alizée… » Cette dernière ne prête aucune attention au scepticisme de sa meilleure amie. « C’est bon, pète un coup, ça te fera du bien ! On va sortir, rencontrer du monde, ça va être frais ! » De toute façon, elle en avait décidé ainsi, ça ne pouvait être autrement. Quelques heures plus tard, son jean troué sur les fesses, débardeur et lunettes sur le nez, Alizée était prête à aller assister à cette soirée de malade en plein air. Derrière, Camille ne montrait pas le plus grand enthousiasme, et la patience de la brune atteignait son paroxysme. « Bon, quoi encore ? » Camille baissait la tête. « J’me sens pas bien… » Alizée stoppa net ses pas cadencés. « Ecoute, ça fait trois jours qu’on est là, trois jours que tu pleurniches pour tout ! Retourne chez tes parents si c’est ça, j’suis pas venue ici pour me trimbaler un boulet supplémentaire, j’suis venue pour les fuir justement. Donc t’sais quoi, prends-toi un billet d’avion, et rentre. Tu me soûles. Bonne soirée. » Et elle la planta là, au beau milieu de cette ville dont elle ne connaissait rien. Une fois sur place, Alizée discuta avec pas mal de jeunes, la plupart venant des quatre coins du monde. Lorsqu’elle rentra à l’hôtel au petit matin, Camille dormait paisiblement, et de la voir là, dans le lit, à avoir encore une fois perdu une soirée de cette aventure, elle n’éprouva aucun remord. En deux temps trois mouvements, elle avait empaqueté ses affaires. Sans un mot, elle referma la porte de la chambre et rejoignit Juergen, un type qu’elle avait rencontré la veille. Celui-ci, garé en double-file, attendait en bas de l’hôtel à bord de son van de l’an mille, jaune délavé. « Ba aide-moi à monter ma valise ! » Lui hurla-t-elle. « Démerde-toi, t’es grande, j’suis pas ton père. » La demoiselle le fusilla du regard, mais l’allemand se contenta de sourire. « Allez, on se dépêche. » Furieuse, la française finit par hisser sa valise dans le coffre tant bien que mal avant de s’installer aux côtés du jeune homme. « Allez, direction le paradis ! » Un dernier regard vers cette fenêtre du troisième étage derrière laquelle sa meilleure amie rêvait sûrement à la France, Alizée était en route pour cette nouvelle vie qu’elle cherchait désespérément.

BRISBANE ➫ CORAL BAY RESORT, road trip.

« Tu vas faire quoi là-bas ? » Juergen ne répondit pas, ce mec était tellement mystérieux sous ces airs de type cool sans prise de tête, il cachait bien son jeu. « Bien, j’vois que t’as pas envie de me parler… » Pour le provoquer, elle posa ses pieds sur ses jambes à lui, monta le son de la radio à tue-tête et si mit à chanter à plein poumons ! « Oh ta gueule la grenouille ! » Grenouille ? Alizée se redressa. Avant même qu’elle ait eu le temps de lui poser la moindre question, il explosa de rire. « Ouais vous les français, vous mangez des grenouilles, c’est dégueulasse. » Elle lui envoya une tape dans le bras. « Et vous les charcutiers, ça y va la saucisse hein ! » Ce fut comme ça tout au long des trois jours de route. « Juergen, tu pues des pieds, remets tes chaussures !!! » « Et toi tu pues de la gueule, prends un chewing-gum ! » Vu de l’extérieur, on pourrait croire que ces deux-là n’étaient pas faits pour s’entendre, mais c’était pourtant l’inverse, leurs pics à répétition les faisaient rire, et leurs différences les amusaient. L’allemand ne cessait de se moquer des attitudes de princesse de la française, tandis qu’elle ne cessait de critiquer son incapacité à se dévoiler. Il connaissait déjà tout de ses parents, de Camille, elle avait eu le temps de lui raconter toute sa vie en trois jours, mais de lui, elle ne savait que ce qu’il avait bien voulu lui dire, c’est-à-dire trois fois rien. Il était venu là avec le même visa qu’elle, et il fallait absolument qu’il se rende au Coral Bay Resort. Mince en soixante-douze heures. « On arrive, j’te dépose au niveau du port ? » Alizée réalisa soudain qu’elle n’avait rien prévu, pas de plan, plus de Camille, plus rien. « Ha euh… Oui, j’imagine que ça ira. » Son ton était inquiet, et Juergen lui jeta un regard suspicieux. Quelques minutes plus tard, il se gara sur le bas-côté et descendit du van pour descendre la valise de la brune. « Bon, ba voilà. A plus grenouille ! » Derrière ses grosses lunettes de mouche, Alizée se sentait mal, elle avait aimé avoir Juergen en permanence avec elle durant ces trois jours, ça lui avait fait du bien, elle en avait presque oublié Camille, ses parents… « Ciao cochonou. » Ses verres teintés ne laissaient rien entrevoir de ses larmes, mais un énorme nœud se forma dans son estomac. Qu’est-ce qu’elle allait faire maintenant, toute seule ? Après un petit câlin d’au revoir, le conducteur du van remonta à bord du véhicule, et s’éloigna, laissant Alizée seule sur le trottoir, avec sa valise et sa peur. « Quel pétrin ! » Elle s’essuya rageusement les quelques larmes qui avaient réussi à s’échapper de leur prison de verre, et s’assit sur un muret, son téléphone dans les mains à la recherche d’un réseau wifi. Rien. Désespérée, voilà ce qu’elle était. Dix minutes plus tard, elle n’avait pas bougé d’un pouce, ou plutôt si, elle était debout, le téléphone vers le ciel à la recherche d’un signal quand le bruit d’un klaxon interrompit ses tentatives infructueuses. « Saussiflard !!!! » Un sourire se dessina immédiatement sur son visage, la force retrouvée, elle tira sa valise jusqu’au van et la replaça à sa place de prédilection, dans le coffre. Il était revenu la chercher. « Bon, on va prendre le ferry okay ? » Evidemment qu’elle était d’accord, toutes les options lui semblaient bien plus concevables avec son nouvel ami à ses côtés. « Le ferry ? Mais y’a pas de première classe dans ses machins là si ? » Elle se mit à rire, elle jouait de son côté bourge, ça l’amusait elle, et lui aussi. « Tu me soules putain… » Elle posa sa tête sur son épaule. « Je sais, toi aussi tu me soules. » Juergen avança doucement jusqu’à l’immense parking, y laissa son van et paya le gardien pour les deux prochaines semaines. Alizée n’osa pas poser de questions, elle le suivit le long du quai, paya son trajet et s’installa à l’avant du bateau. « C’est magnifique… » Son acolyte acquiesça. Il ne dit pas un mot du trajet, et la française sentait bien que peu importe ce qu’il venait chercher dans cet hôtel, il était inquiet. «Ca va aller, tu sais, puis j’suis là moi. » C’était con, elle n’avait jamais vraiment été là pour qui que ce soit, et sûrement pas pour un mec qu’elle avait rencontré trois jours plus tôt, mais pourtant, elle était sincère. C’était différent maintenant, il n’y avait plus qu’elle. Seulement elle. Finalement, le bateau arriva à quai et Juergen lui fit signe de descendre. « Nous y voilà. » WAOU. Il n’y avait pas d’autre mot, c’était tout simplement parfait.

CORAL BAY RESORT, journée farniente.

« Putain mais fais gaffe espèce de crétin !!!!! » Alizée se leva furieuse, outrée, et complètement dégoutée. Il avait buté contre sa petite table et son cocktail de fruits s’était renversé dans son sac. « C’est pas croyable d’être aussi incompétent ! En même temps, pour faire ce genre de boulot, faut pas avoir fait Saint-Cyr. » Le salarié, terriblement confus, s’essaya à des excuses mais la demoiselle n’en avait rien à faire. « Dégage toi et ta sale face de rat, ou je vais finir par t’insulter. » Théoriquement, elle venait en quelque sorte de le faire, mais elle était capable de bien pire. Pestant encore et encore contre ce jeune homme, elle se précipita à la réception pour obtenir qu’on lui nettoie ses affaires. Après avoir obtenu gain de cause, elle retourna terminer sa séance de bronzage lorsque d’autres jeunes du resort s’installèrent à côté d’elle, empêchant les rayons du soleil de venir dorer sa peau. « Salut ma belle, on fait un petit feu de camp sur la plage ce soir à la tombée de la nuit, y’aura de la musique, à boire, passe nous voir. » Alizée fit descendre ses lunettes pour regarder plus attentivement les fêtards. Après quelques secondes d’évaluation, la demoiselle replaça ses Ray Ban sur son nez et haussa les épaules. « Peut-être bien. », puis se rallongea sur le ventre, laissant les mecs avec cette réponse mystérieuse. Ils échangèrent quelques regards surpris et repartirent vers le bar. « A ce soir alors ! » Elle ne daigna pas répondre, mais eux ne perdirent rien de ses petites fesses rebondies avant de s’éloigner. Finalement, à la tombée de la nuit, elle enfila une jolie petite robe et avança vers la plage. « Ha t’es venue !!! Viens par là ma beauté ! » Le mec qui l’avait invitée passa son bras autour de sa taille avant de la descendre doucement vers ses fesses. Amusée, Alizée ne dit rien, et attrapa le verre qu’on lui tendait, puis un autre, puis encore un autre. L’entrainant un peu plus loin pour observer un oiseau de nuit, le garçon l’amena tout contre lui. « T’es trop sexy tu sais, tu portes quoi sous ta robe hein petite salope. » Alizée était ivre, mais cette situation ne lui plaisait pas, la main de ce pervers glissait déjà sous sa robe tandis qu’elle se débattait tant bien que mal. « Laisse-moi, je ne veux pas ! » Mais il s’en fichait, il continuait de remonter sa main, puis la glissa dans sa culotte. La brune luttait, elle essayait de le repousser mais il la bloquait contre un arbre, alors elle se mit à crier. Au loin, la fête battait son plein, et la musique couvrait ses appels de détresse. Elle était foutue, et à bout de force. Il avait arraché le haut de sa robe et cet enfoiré malaxait son sein comme un acharné, elle avait mal, elle avait peur, elle était terrifiée. Et puis plus rien. Alizée ne bougeait plus, elle n’osait plus ouvrir les yeux, pétrifiée. Après des secondes qui lui semblèrent des heures, elle sentit quelqu’un s’approcher d’elle. « Naaaaaaaaaaaan ! » Hurla-t-elle. « Ne me touche pas !!!!!!!! » Le garçon tremblait, il ne savait pas comment agir, mais tant bien que mal, il glissa sa veste autour de ses épaules et veilla à recouvrir ce qui n’avait pas à apparaitre aux yeux des autres. « Ca va aller, il est parti. » Lorsqu’elle leva ses yeux rougis par les larmes, elle ne le reconnut pas tout de suite, c’était le type qu’elle avait traité comme un chien quelques heures plus tôt. Déboussolée, elle craqua complètement et s’effondra dans les bras de ce pauvre garçon qui ne savait pas quoi dire, lui qui passait là par hasard. « Je vais appeler la sécurité, un médecin, ne vous en faites pas, je… » Alizée fit non de la tête. Sanglottant, elle finit par trouver la force d'articuler suffisamment : « S’il vous plait, est-ce vous pouvez juste me raccompagner à ma chambre ? » Il acquiesça immédiatement, et l’escorta jusqu’à son bungalow. « Est-ce que ça serait trop vous demander de rester un peu ? Je… J’ai pas envie de rester toute seule, je… » Regardant à droite, à gauche, il s’installa dans un coin de la terrasse à l’abri des regards indiscrets. Il n’était pas censé être là, dans le bungalow d’une cliente, c’était contraire au règlement. Alizée ne dit pas un mot, pendant des heures elle fixa l’océan au loin, mais lui resta là, à côté d’elle, en silence. Au bout d’un moment, plus un bruit ne vint briser le silence, ni les cris au loin, ni la musique sur la plage. La petite fête était enfin terminée, tout le monde était reparti, et elle… Elle allait allé se réfugier avec Juergen, il devait être rentré à présent, lui qui lui avait dit sortir sur Cairns pour la soirée. Son sauveur l’amena jusqu’à la tente de l’allemand, et Alizée lui tendit sa veste alors qu’il s’éloignait. « Merci… » Elle regarda l’insigne sur le veston. « Dylan… ».
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